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Hölderlin

Definition:
Heidegger apreciava Rilke, George, Trakl, Goethe, mas seu poeta favorito era Hölderlin, a quem atribui um papel crucial na recuperação do ser (GA65, 129). Como Heidegger, Hölderlin dividia-se entre dois amores: a Grécia e seus deuses, a Alemanha e seu Deus. Hölderlin foi um poeta dos poetas, preocupado com a natureza da poesia e o lugar do poeta na ordem cósmica. Em seu primeiro ensaio sobre Hölderlin, Heidegger considera cinco de seus versos sobre a poesia e os interpreta do seu próprio modo (HEP, 33ss/293ss):

1. Dichten "é a mais inocente de todas as ocupações". Poesia é o jogo com a linguagem, inventando um reino de imagens para habitar, sem decisões que incorram em culpa.

2. "A linguagem [Sprache], o mais perigoso de todos os bens, foi concedida aos homens [...] para testemunhar o que são [...]". A linguagem abre os entes, tornando mundo e história possíveis. O homem afirma a sua posição central por meio dos mundos que ele sucessivamente cria e destrói através da história. Ao abrir os entes, a linguagem nos expõe ao perigo que deles provém. A linguagem é simplificada para tornar-se nossa possessão comum, uma mensagem dos deuses é diluída para o consumo mortal. Destarte a linguagem nos coloca no perigo do engano.

3. "Muito conhecem os homens. Pelo nome chamaram muitos dos celestes/ Desde que somos uma conversa [Gespräch]/ E podemos escutar um ao outro." A linguagem é essencial para o homem, e a linguagem é essencialmente conversa, que inclui tanto falar quanto ouvir. Uma única conversa coerente requer a identificação de entes estáveis e objetivos que persistem através do fluxo do tempo. Quando nomeamos as coisas e os deuses, um mundo aparece. Nomear os deuses é uma resposta à solicitação que nos fazem. Nossa resposta é um ato decisivo pelo qual assumimos responsabilidade.

4. "Mas o que fica, instauram [stiffen] os poetas". Poetas nomeiam e, portanto, inventam entes, trazendo ordem e medida (i.e., ser) ao imensurável avanço do tempo, e fundamentando a existência humana no "durável".

5. "Cheio de méritos, mas é poeticamente [dichtersich] que o homem habita esta terra." A poesia nomeia os entes e fundamenta a vida humana. A poesia torna a linguagem possível. A poesia põe em risco o poeta: "Ainda assim, companheiros poetas, nos cabe permanecer/ De cabeças nuas sob as tempestades de Deus,/ Para capturar o raio do Pai unicamente com nossas duas mãos/ E envolvendo em canção o Dom divino,/ Oferecê-lo ao povo". A aparente inocência da poesia disfarça o perigo. A livre criatividade do poeta possui duas coações: as "indicações [Winke]" dos deuses e a " voz do povo", as lendas que ele tem que interpretar. O poeta é um semideus, entre os deuses e o povo, permanecendo no entre, onde se decide quem é o homem e onde ele deve habitar.

Hölderlin não expõe a eterna essência da poesia. Afirma o que a poesia deve ser em "tempos de penúria", situada entre o abandono dos antigos deuses e o advento do novo deus. A tentativa o levou à loucura. O que ele diz de Édipo aplica-se a ele mesmo: "Édipo rei tem um olho a mais, talvez." [DH]


O Ser, como o destino que destina a Verdade, continua oculto. Mas o destino do mundo se anuncia na poesia sem, no entanto, manifestar-se como História do Ser. O pensamento de Hölderlin, que se eleva à dimensão da História do mundo e se faz palavra na poesia Andenken (Memória), é, por esse motivo, Essencialmente mais originário e, como tal, mais porvindouro do que o mero cosmopolitismo de Goethe,. Por essa mesma razão a referência de Hölderlin para com os gregos (Griechentum) é algo Essencialmente diferente do humanismo. É esse também o motivo porque os jovens alemães, que sabiam de Hölderlin, pensaram e viveram, em face da morte, coisa muito diferente do que o que a opinião pública apresentava como sendo a posição alemã. [CartaH]

C’est au temps de la République romaine que pour la première fois l’humanitas est considérée et poursuivie expressément sous ce nom. L’homo humanus s’oppose à l’homo barbarus. L’homo humanus est alors le Romain qui élève et ennoblit la viens romaine par l’" incorporation " de ce que les Grecs avaient entrepris sous le nom de [mot grec]. Les Grecs sont ici ceux de l’hellénisme tardif dont la culture est enseignée dans les écoles philosophiques. Cette culture concerne l’eruditio et institutio in bonas artes. On traduit par " humanitas " la [mot grec] ainsi comprise. C’est en- une telle humanitas que consiste proprement la romanitas de l’homo romanus; et c’est à Rome que nous rencontrons le premier humanisme. Aussi celui-ci reste-t-il dans son essence une manifestation spécifiquement romaine, résultant- d’une rencontre de la romanité avec la culture de l’hellénisme tardif. Ce qu’on appelle la Renaissance des XlVe et Xv’e siècles en Italie est une renascentia romanitatis. Puisqu’il s’agit de la romanitas, il y est question de l’humanitas et par suite de la [mot grec] grecque. Mais l’hellénisme est toujours considéré sous sa forme tardive et plus précisément romaine. L’homo romanus de la Renaissance s’oppose, lui aussi, à l’homo barbarus. Mais ce qu’on entend alors par non humain est la prétendue barbarie de la scolastique gothique du moyen age. C’est pourquoi l’humanisme, dans ses manifestations historiques, comporte toujours un studium humanitatis qui renoue expressément avec l’antiquité, et se donne à chaque fois de la sorte comme une reviviscence de l’hellénisme. C’est ce que révèle chez nous l’humanisme du XVIIIe siècle, tel que l’ont illustré Winckelmann, Goethe et Schiller. Hölderlin, par contre, n’appartient pas à l’" humanisme " pour la bonne raison qu’il pense le destin de l’essence de l’homme plus originellement que cet " humanisme " ne peut le faire. CartaH: P 75-76

L’ estin gar enai de Parménide n’est pas encore pensé aujourd’hui. On peut mesurer par là ce qu’il en est du progrès en philosophie. Lorsqu’elle est attentive à son essence, la philosophie ne progresse pas. Elle marque le pas sur place pour penser constamment le même. Progresser, c’est-à-dire s’éloigner de cette place, est une erreur qui suit la pensée comme l’ombre qu’elle projette. C’est parce que l’Être n’est pas encore pensé qu’il est dit aussi de lui dans Sein und Zeit: " es gibt " (il y a). Mais sur cet il y a, on ne peut spéculer tout de go ni sans point d’appui. Cet " es gibt " règne comme le destin de l’Être dont l’histoire vient au langage dans la parole des penseurs essentiels. C’est pourquoi la pensée qui pense en direction de la vérité de l’Être est, en tant que pensée, historique. Il n’y a pas une pensée, " systématique " à laquelle s’adjoindrait, à titre d’illustration, une historiographie des opinions passées. Mais il n’y a pas non plus seulement, comme Hegel le croit, une systématique qui pourrait poser la loi de sa pensée comme loi de l’histoire et par là résorber l’histoire dans le système. Il y a, pensé plus originellement, l’histoire de l’Être, à laquelle appartient la pensée, comme mémorial-pensé-dans-l’Être de cette histoire et advenu par elle. Le mémorial-pensé-dans-l’Être se différencie essentiellement d’une pure remémoration de l’histoire prise au sens de passé écoulé. L’histoire n’a pas lieu d’abord comme avoir-lieu, et l’avoir-lieu n’est pas l’écoulement temporel. L’avoir-lieu de l’histoire déploie son essence comme le destin de la vérité de l’Être à partir de celui-ci (cf. la conférence sur l’hymne de Hölderlin: Wie wenn am Feiertage... (" Erlaüterungen zu Hölderlins Dichtung ", 1951, p. 47). L’Être vient à son destin, en tant que Lui-même, l’Être, se donne. Ce qui signifie, pensé conformément à ce destin. Il se donne et se refuse à la fois. Toutefois la détermination hégélienne de l’histoire comme développement de l’" Esprit " n’est pas fausse. Elle n’est pas non plus en partie juste et en partie fausse. Elle est vraie comme est vraie la métaphysique qui pour la première fois, chez Hegel porte au langage dans le système son essence pensée absolument. La métaphysique absolue, avec les renversements que lui ont fait subir Marx et Nietzsche, appartiennent à l’histoire de la vérité de l’Être. Ce qui procède d’elle ne saurait être abordé et encore moins éliminé par des réfutations. On ne peut que l’accueillir en tant que sa vérité, ramenée plus originellement à l’Être lui-même, est celée en lui et soustraite à la sphère d’une opinion purement humaine. Dans le champ de la pensée essentielle toute réfutation est un non-sens. La lutte entre les penseurs est la " lutte amoureuse " qui est celle de la chose même. Elle les aide mutuellement à atteindre l’appartenance simple au même, en quoi ils trouvent la conformité à leur destin dans le destin de l’Être. CartaH: P 93-94

Du reste, ce projet est, dans son essence, un projet jeté. Ce qui jette dans le projeter n’est pas l’homme, mais l’Être lui-même qui destine l’homme à l’ek-sistence de l’être-le-là comme à son essence. Ce destin advient comme l’éclaircie de l’Être; il est lui-même cette éclaircie. Il accorde la proximité à l’Être. Dans cette proximité, dans l’éclaircie du " là ", habite l’homme en tant qu’ek-sistant, sans qu’il soit encore à même aujourd’hui d’expérimenter proprement cet habiter et de l’assumer. Cette proximité " de " l’Être qui est en elle-même le " là " de l’être-là, le discours sur l’élégie Heimkunft de Hölderlin qui est pensé à partir de Sein und Zeit l’appelle " la patrie ", d’un mot emprunté au chant même du poète et en partant de l’expérience de l’oubli de l’Être. Le mot est ici pensé en un sens essentiel, non point patriotique, ni nationaliste, mais sur le plan de l’histoire de l’Être. L’essence de la patrie est nommée également dans l’intention de penser l’absence de patrie de l’homme moderne à partir de l’essence de l’histoire de l’Être. Nietzsche est le dernier a avoir expérimenté cette absence de patrie. Il ne pouvait lui trouver d’autre issue, àl’intérieur de la métaphysique, que dans le renversement de la métaphysique. Mais c’était là se fermer définitivement toute issue. En fait, Hölderlin, lorsqu’il chante le " retour à la patrie ", a souci de faire accéder ses " compatriotes " à leur essence. Il ne cherche nullement cette essence dans un égoïsme national. Il la voit bien plutôt à partir de l’appartenance au destin de l’Occident. Toutefois, l’Occident n’est pensé, ni de façon régionale, comme Couchant opposé au Levant, ni même seulement comme Europe, mais sur le plan de l’histoire du monde, à partir de la proximité à l’origine. Nous avons à peine commencé de penser les relations mystérieuses avec l’Est qui sont devenues parole dans la poésie de Hölderlin (cf. Der Ister, Die Wanderung, 3e strophe et suivantes). La " réalité allemande " n’est pas dite au monde pour qu’en l’essence allemande le monde trouve sa guérison; elle est dite aux Allemands pour qu’en vertu du destin qui les lie aux autres peuples ils deviennent avec eux participants à l’histoire du monde (cf. Zu Hölderfins Gedicht " Andenken ", Tübingen Gedenkschrift, 1943, p. 322). La patrie de cet habiter historique est la proximité à l’Être. CartaH: P 96-97

L’Être en tant que le destin qui destine la vérité reste celé. Mais le destin du monde s’annonce dans la poésie sans être manifesté déjà comme histoire de l’Être. C’est pourquoi la pensée de Hölderlin, aux dimensions de l’histoire du monde, qui s’exprime dans le poème Andenken, est essentiellement plus originelle et par le fait même plus future que le pur cosmopolitisme de Goethe. Pour la même raison, la relation de Hölderlin à l’hellénisme est essentiellement autre chose qu’un humanisme. Aussi les jeunes Allemands qui avaient connaissance de Hölderlin ont-ils pensé et vécu en face de la mort autre chose que ce que l’opinion publique a prétendu être le point de vue allemand. CartaH: P 98

La pensée travaille à construire la maison de l’Être, maison par quoi l’Être, en tant que ce qui joint, enjoint à chaque fois à l’essence de l’homme, conforrnément au destin, d’habiter dans la vérité de l’Être. Cet habiter est l’essence de l’" être-au-monde " (cf. Sein und Zeit, p. 54). L’ indication donnée en ce passage sur l’" être-dans " comme " habiter " n’est pas un vide jeu étymologique. De même, dans la conférence de 1936, le renvoi à la parole de Hölderlin: Voll Verdienst, doch dichterisch wohnet der Mensch auf dieser Erde n’est point l’ornement d’une pensée qui, abandonnant la science, cherche son salut dans la poésie. Parler de la maison de l’Être, ce n’est nullement reporter sur l’Être l’image de la " maison ". Bien plutôt, c’est à partir de l’essence de l’Être pensée selon ce qu’elle est que nous pourrons un jour penser ce qu’est une " maison " et ce qu’est " habiter ". CartaH: P 120-121

Submitted on 21.07.2019 09:40
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