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Goethe

Definition:
C’est au temps de la République romaine que pour la première fois l’humanitas est considérée et poursuivie expressément sous ce nom. L’homo humanus s’oppose à l’homo barbarus. L’homo humanus est alors le Romain qui élève et ennoblit la viens romaine par l’" incorporation " de ce que les Grecs avaient entrepris sous le nom de [mot grec]. Les Grecs sont ici ceux de l’hellénisme tardif dont la culture est enseignée dans les écoles philosophiques. Cette culture concerne l’eruditio et institutio in bonas artes. On traduit par " humanitas " la [mot grec] ainsi comprise. C’est en- une telle humanitas que consiste proprement la romanitas de l’homo romanus; et c’est à Rome que nous rencontrons le premier humanisme. Aussi celui-ci reste-t-il dans son essence une manifestation spécifiquement romaine, résultant- d’une rencontre de la romanité avec la culture de l’hellénisme tardif. Ce qu’on appelle la Renaissance des XlVe et Xv’e siècles en Italie est une renascentia romanitatis. Puisqu’il s’agit de la romanitas, il y est question de l’humanitas et par suite de la [mot grec] grecque. Mais l’hellénisme est toujours considéré sous sa forme tardive et plus précisément romaine. L’homo romanus de la Renaissance s’oppose, lui aussi, à l’homo barbarus. Mais ce qu’on entend alors par non humain est la prétendue barbarie de la scolastique gothique du moyen age. C’est pourquoi l’humanisme, dans ses manifestations historiques, comporte toujours un studium humanitatis qui renoue expressément avec l’antiquité, et se donne à chaque fois de la sorte comme une reviviscence de l’hellénisme. C’est ce que révèle chez nous l’humanisme du XVIIIe siècle, tel que l’ont illustré Winckelmann, Goethe et Schiller. Hölderlin, par contre, n’appartient pas à l’" humanisme " pour la bonne raison qu’il pense le destin de l’essence de l’homme plus originellement que cet " humanisme " ne peut le faire. CartaH: P 75-76

L’Être en tant que le destin qui destine la vérité reste celé. Mais le destin du monde s’annonce dans la poésie sans être manifesté déjà comme histoire de l’Être. C’est pourquoi la pensée de Hölderlin, aux dimensions de l’histoire du monde, qui s’exprime dans le poème Andenken, est essentiellement plus originelle et par le fait même plus future que le pur cosmopolitisme de Goethe. Pour la même raison, la relation de Hölderlin à l’hellénisme est essentiellement autre chose qu’un humanisme. Aussi les jeunes Allemands qui avaient connaissance de Hölderlin ont-ils pensé et vécu en face de la mort autre chose que ce que l’opinion publique a prétendu être le point de vue allemand. CartaH: P 98


Goethe, J.W. [SZ]

L’auto-explicitation
du Dasein comme souci qu’on va lire est déposée dans une vieille fable [NA: C’est en consultant l’essai de K. BURDACH, « Faust und die Sorge » [« Faust et le souci »], dans Deutsche Viertel-jahrschrift fur Litteraturwissenschaft und Geistesgeschichte, 1, 1923, p. 1 sq. que l’auteur a rencontré ce témoignage préontologique en faveur de l’interprétation ontologico-existentiale du Dasein comme souci. Burdach montre que Goethe a reçu de Herder cette fable sur la cura — qui est transmise comme 220ème fable d’Hygin — et l’a exploitée dans la seconde partie de son Faust : v. notamment les vers 40 sq. — Le texte ci-dessus est cité d’après F. BÜCHELER, dans Rheinisches Museum, 41, 1886, p. 5, et traduit d’après BURDACH, op. cit., p. 41 sq.] :
Cura cum fluvium transiret, videt cretosum lutum
sustulitque cogitabunda atque coepit fingere.
Dum deliberat quid iam fecisset, Jovis intervenit.
Rogat eum Cura ut det illi spiritum, et facile impetrat.
Cui cum vellet Cura nomen ex sese ipsa imponere,
Jovis prohibuit suumque nomen ei dandum esse dictitat.
Dum Cura et Jovis disceptant, Tellus surrexit simul
suumque nomen esse volt cui corpus praebuerit suum.
Sumpserunt Saturnum judicem, is sic aecus judicat : [198]
« Tu Jovis quia spiritum dedisti, in morte spiritum,
tuque Tellus, quia dedisti corpus, corpus recipito,
Cura enim quia prima finxit, teneat quamdiu vixerit,
Sed quae nunc de nomine eius vobis controversia est,
homo vocetur, quia videtur esse factus ex humo. »

Un jour que le « Souci » traversait un fleuve, il aperçut un limon argileux : songeur, il en prit un morceau et se mit à le façonner. Tandis qu’il réfléchissait à ce qu’il avait créé, Jupiter survient. Le « Souci » lui demande de prêter un esprit au morceau d’argile façonné : il y consent volontiers. Mais lorsque le « Souci » voulut imposer à la créature son propre nom, Jupiter le lui interdit, exigeant que son nom à lui lui fût donné. Tandis qu’ils disputaient de ce nom, la Terre (Tellus) surgit à son tour, désirant que l’image reçût son propre nom, puisqu’elle lui avait prêté une parcelle de son corps. Les querelleurs prirent Saturne pour arbitre, qui leur signifia cette décision apparemment équitable : « Toi, Jupiter, qui lui as donné l’esprit, tu dois à sa mort recevoir son esprit ; toi, Terre, qui lui as offert le corps, tu dois recevoir son corps. Mais comme c’est le “Souci” qui a le premier formé cet être, alors, tant qu’il vit, que le “Souci” le possède. Comme cependant il y a litige sur son nom, qu’il se nomme homo, puisqu’il est fait d’humus (de terre). » [EtreTemps42]

Submitted on 21.07.2019 17:39
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