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science

Definition:
D’une part, toute question métaphysique embrasse toujours l’ensemble de la problématique de la métaphysique. Elle est, à chaque fois, l’ensemble de lui-même. Ensuite, toute question métaphysique ne peut être posée sans que le questionnant — comme tel — soit pris dans la question, c’est-à-dire mis en question. D’où nous tirons l’indication que l’interrogation métaphysique doit être formulée dans son ensemble et à partir de la situation essentielle de l’être-là questionnant. Nous questionnons pour nous, ici et maintenant. Notre être-là — dans la communauté des chercheurs, maîtres et étudiants — est déterminée par la science. Qu’en advient-il d’essentiel de nous-mêmes, au fond de l’être-là, dans la mesure où la science est devenue notre passion ? QQMETA: Le déploiement d’une interrogation métaphysique

Cette relation mondaine signalée à l’étant lui-même est portée et conduite par une attitude librement choisie de l’existence humaine. Sans doute l’agir pré- ou extra-scientifique de l’homme se rapporte-t-il aussi à l’étant. Mais la science a son trait distinctif en ceci qu’elle donne, expressément et uniquement, d’une manière qui lui est propre, le premier et le dernier mot à la chose même. En une telle soumission à la chose, de l’interrogation, de la détermination et de la fondation en raison, s’accomplit un assujettissement, spécifiquement délimité, à l’étant lui-même, selon lequel c’est à celui-ci qu’il renvient de se manifester. Ce rôle subordonné de la recherche et de l’enseignement se déploie comme fondement de la possibilité d’un rôle directeur propre, quoique délimité, dans l’ensemble de l’existence humaine. La relation mondaine particulière de la science et l’attitude de l’homme qui la conduit ne sont assurément pleinement comprises que lorsque nous voyons et saisissons ce qui advient dans la relation mondaine soutenue de la sorte. L’homme — un étant parmi d’autres — "fait de la science". Dans ce "faire de…" [NT: treibt Wissenschaft : expression courante (Sport treiben : faire du sport) à laquelle Heidegger rend sa portée, en jouant sur le sens du verbe treiben : pousser, faire avancer (treibende Kraft : force motrice).] n’advient rien de moins que l’irruption d’un étant, appelé homme, dans l’ensemble de l’étant, et cela de telle sorte que dans et par cette irruption l’étant s’ouvre en ce qu’il est et comment il est. L’irruption qui fait s’ouvrir aide, en sa manière, avant tout l’étant à s’atteindre lui-même. QQMETA: Le déploiement d’une interrogation métaphysique

Et pourquoi nous soucier de ce rien ? Si le rien est justement repoussé par la science et relégué comme le nul. Seulement, quand nous reléguons ainsi le rien, ne le concédons-nous pas justement ? Mais pouvons-nous parler de concéder, quand nous ne concédons rien ? Peutêtre ce va-et-vient du propos est-il déjà le fait d’une vide querelle de mots. C’est bien le moment pour la science d’affirmer de nouveau, à l’encontre, son sérieux et la sobriété de sa démarche, à savoir qu’elle a uniquement affaire à l’étant. Le rien, que peut-il être d’autre, pour la science, qu’un monstre et une chimère ? Si la science a raison, ce seul point demeure [49] solide : la science ne veut rien savoir du rien. C’est là, finalement, la conception scientifiquement rigoureuse du rien. Nous savons le rien en tant que, de lui, le rien, nous ne voulons rien savoir. QQMETA: Le déploiement d’une interrogation métaphysique

La science ne veut rien savoir du rien. Mais non moins certain demeure ceci : que là où elle tente d’exprimer sa propre essence, elle appelle le rien à l’aide. Ce qu’elle rejette, elle y fait recours. Quelle essence discordante se dévoile donc ici ? QQMETA: Le déploiement d’une interrogation métaphysique

La méditation sur notre existence actuelle — comme déterminée par la science — nous a introduits au coeur d’un conflit. À travers lui, une interrogation s’est déjà déployée. La question requiert seulement d’être exprimée en termes propres : Qu’en est-il du rien ? QQMETA: Le déploiement d’une interrogation métaphysique

L’élaboration de la question portant sur le rien doit nous mettre dans la situation à partir de laquelle la réponse à lui donner devient possible ou, au contraire, se déclare l’impossibilité de la réponse. Le rien est concédé. La science, avec une indifférence supérieure à son endroit, le relègue comme ce qu’"il n’y a pas". QQMETA: L’élaboration de la question

Ainsi, nul besoin même du refus opposé par la science. La règle fondamentale et communément reçue de la pensée en général, le principe de contradiction à éviter, la "logique" universelle, réduisent cette question à néant. Car la pensée, qui est toujours essentiellement pensée de quelque chose, devrait, comme pensée du rien, contrevenir à sa propre essence. QQMETA: L’élaboration de la question

L’ancienne formule ex nihilo nihil fit reçoit alors un autre sens qui concerne le problème même de l’être et s’énonce : ex nihilo omne ens qua ens fit. C’est dans le rien de l’être-là que l’étant dans son ensemble, selon sa possibilité la plus propre, c’est-à-dire sur un mode fini, seulement vient à soi-même. En quelle mesure la question portant sur le rien, si elle est une question métaphysique, a-t-elle alors inclus en soi notre être-là questionnant ? Nous caractérisons notre être-là éprouvé ici et maintenant comme essentiellement déterminé par la science. Si notre être-là ainsi déterminé est impliqué dans la question portant sur le rien, il doit alors, à travers cette question, lui-même faire question. QQMETA: La réponse à la question

L’être-là scientifique a sa simplicité et sa netteté tranchante en ceci que d’une manière signalée il se rapporte à l’étant lui-même et uniquement à lui. D’un geste supérieur, la science voudrait tenir le rien pour négligeable. Mais il devient à présent manifeste, dans l’interrogation portant sur le rien, que cet être-là scientifique n’est possible que s’il se tient, au préalable, instant dans le rien. Il ne se comprend, dès lors, en ce qu’il est, que s’il ne tient pas le rien pour négligeable. La prétendue sobriété et la supériorité affichée de la science tombent dans la facétie, si elle ne prend au sérieux le rien. Ce n’est que parce que le rien est manifeste [56] que la science peut faire de l’étant lui-même l’objet de son investigation. Ce n’est que si la science existe à partir de la métaphysique qu’elle est en mesure de mener toujours à neuf sa tâche essentielle, laquelle ne consiste pas à accumuler et mettre en ordre des connaissances, mais à soumettre à une ouverture qui est toujours à reprendre, l’espace entier de la vérité de la nature et de l’histoire. QQMETA: La réponse à la question

L’être-là humain ne peut se rapporter à de l’étant que s’il se tient instant dans le rien. Le passage au-delà de l’étant advient dans l’essence de l’être-là. Mais ce passage au-delà est la métaphysique même. D’où découle ceci : la métaphysique appartient à la "nature de l’homme". Elle n’est ni une branche de la philosophie d’école, ni un champ ouvert à des spéculations sans frein. La métaphysique est l’advenir fondamental dans l’être-là. Elle est l’être-là lui-même. Parce que la vérité de la métaphysique réside en ce fond abyssal, elle a, comme plus proche voisinage, la possibilité qui constamment la guette de l’erreur la plus profonde. C’est pourquoi la rigueur d’aucune science n’atteint le sérieux de la métaphysique. Jamais la philosophie ne saurait être mesurée à l’étalon de l’idée de la science. QQMETA: La réponse à la question

Pas plus que l’art, la science ne se réduit à une activité culturelle de l’homme. La science est un mode, à vrai dire décisif, dans lequel tout ce qui est s’expose devant nous. [GA7 pg. 49]

La science est la théorie du réel. [EensaioConf pg. 51]

Or il apparaît que la force qui pousse, le courant qui entraîne à éliminer constamment les contradictions, intérieurement à la diversité de théories contradictoires et de faits inconciliables, que cette force ou ce courant, disons-nous, provient de l’appel du principium reddendoe rationis. Cet appel est autre chose que la science elle même. L’appel à fournir la raison est pour la science l’élément où son mode de représentation se meut comme le poisson dans l’eau ou l’oiseau dans fair. La science répond à l’appel de la ratio reddenda et cela sans conditions. Autrement elle ne pourrait être ce qu’elle est. [GA10 95]

Submitted on 23.01.2007 18:48
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