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signe

Definition:
Zeichen [SZ]

Reprenons donc un nouveau départ dans l’être de l’à-portée-de-la-main, avec l’intention, désormais, de saisir de manière plus aiguë le phénomène du renvoi lui-même. Pour y parvenir, tentons une analyse ontologique d’un outil [Zeug] où se rencontrent à divers titres des « renvois ». Un « outil [Zeug] » de cette sorte, nous le trouvons dans les signes. Ce mot sert à désigner des choses diverses : non seulement différentes espèces de signes, mais encore l’être-signe pour..., [lequel] peut lui-même être formalisé en un mode universel de relation, de telle sorte que la structure de signe fournit elle-même un fil conducteur ontologique pour une « caractérisation » de tout étant en général.
Mais les signes sont eux-mêmes d’abord des outils, dont le caractère spécifique d’outil [Zeug] consiste dans le montrer. Des signes de ce genre, ce sont par exemple des bornes routières, des jalons ruraux, des sphères d’osier avertissant les navires de la tempête, des signaux, des oriflammes, des marques de deuil, etc. Le montrer peut être déterminé comme une « sorte » de renvoi. Le renvoyer, pris de manière tout à fait formelle, est un mettre en relation. Seulement la relation ne fonctionne pas comme le genre comprenant diverses « espèces » de renvois qui se différencieraient par exemple en signe, symbole, expression, signification... La relation est une détermination formelle qui est directement déchiffrable, par voie de « formalisation », sur toute espèce de connexion, quelle qu’en soit la réalité et la guise d’être [NA: Cf. E. HUSSERL, Idées…, I, éd. citée, §§ 10 sq. ; et aussi déjà les Recherches logiques, t. I [Prolégomènes à la logique pure], chap. 11, — Pour l’analyse du signe et de la signification, voir le t. II, Recherche I.].
[...]
Si la présente analyse se restreint à l’interprétation du signe dans sa différence avec le [78] phénomène du renvoi, même à l’intérieur de ces limites elle ne pourra épuiser toute la multiplicité des signes possibles. Parmi les signes, il y a des indices, des signes précurseurs et rétrospectifs, des insignes, des signes caractéristiques : à chaque fois, la monstration propre à ces divers signes est différente, même abstraction faite de leur utilité respective. Des « signes » cités, il faut ensuite distinguer la trace, le vestige, le monument, le document, le témoignage, le symbole, l’expression, l’apparition, la signification. Ces phénomènes, sur la base de leur caractère formel de relation, sont aisés à formaliser ; nous ne sommes aujourd’hui que trop volontiers enclins, en prenant pour fil conducteur cette « relation », à soumettre tout étant à une « interprétation » qui est d’autant plus sûre de « ne jamais se tromper » qu’elle n’en dit finalement pas plus que le schéma passe-partout de la forme et du contenu [NT: Le structuraliste de service se sera reconnu au passage.].
[...]
Que signifie le montrer d’un signe ? La réponse ne peut être obtenue que si nous déterminons le mode d’usage adéquat de l’outil [Zeug] monstratif, ce qui implique de saisir également son être-à-portée-de-la-main de manière authentique. Quel est donc le mode adéquat d’avoir-affaire-avec le signe ? Orientons-nous sur l’exemple cité de la flèche, et nous devons dire ceci : le comportement (être) correspondant au signe tel qu’il fait encontre est l’« écart » ou l’« arrêt » par rapport au véhicule équipé de la flèche. L’écart, en tant qu’il emprunte une certaine direction, appartient essentiellement à l’être-au-monde [In-der-Welt-sein] du Dasein. Celui-ci est toujours orienté et en chemin d’une certaine manière : s’arrêter et demeurer en place ne sont que des cas-limites de cet « en-chemin » orienté. Le signe s’adresse à un être-au-monde [In-der-Welt-sein] spécifiquement « spatial ». Le signe n’est justement pas proprement « saisi » si nous le fixons du regard, le constatons comme une chose monstrative survenante. Même si nous suivons du regard la direction montrée par la flèche et avisons quelque chose de sous-la-main dans la contrée vers laquelle cette flèche fait signe, le signe ne nous fait pas encontre à proprement parler. Le signe s’adresse à la circon-spection de l’usage préoccupé de manière telle que cette circon-spection, tandis qu’elle suit la consigne de ce signe et l’accompagne, acquière une « vue d’ensemble » expresse sur ce qui constitue à chaque fois l’ambiance du monde ambiant. Cette vue d’ensemble circon-specte ne saisit pas pour autant l’à-portée-de-la-main ; elle obtient bien plutôt une orientation à l’intérieur du monde ambiant. Une autre possibilité d’expérience du signe consiste en ce que la flèche fasse encontre en tant qu’outil [Zeug] appartenant au véhicule ; le caractère spécifique d’outil [Zeug] de la flèche n’a pas alors besoin d’être découvert ; l’indétermination peut demeurer complète quant à ce qu’elle doit montrer, et comment, et pourtant ce qui fait encontre n’est point pure chose. Par opposition à la trouvaille immédiate d’une multiplicité d’outils à bien des égards indéterminée, l’expérience de la chose requiert sa déterminité [Bestimmtheit] propre.
Des signes comme celui qu’on a décrit laissent de l’à-portée-de-la-main faire encontre [begegnen], plus précisément ils rendent un complexe d’étant à-portée-de-la-main accessible de telle [80] manière que l’usage préoccupé se donne et s’assure une orientation. Le signe n’est pas une chose qui se tiendrait avec une autre chose en relation monstrative, c’est un outil [Zeug] qui rend un complexe d’outils expressément manifeste pour la circon-spection, de telle manière que s’annonce du même coup la mondialité [Weltmässigkeit] de l’à-portée-de-la-main. Dans l’indication ou dans le signe précurseur, « ce qui vient » « se montre », mais non pas au sens d’un étant seulement survenant qui ad-viendrait à ce qui est déjà sous-la-main ; ce « qui vient » est quelque chose à quoi nous nous préparons, ou « à quoi nous ne nous attendions pas », « qui nous prend au dépourvu » parce que nous nous consacrions à autre chose. De même, dans le signe rétrospectif, devient accessible à la circon-spection ce qui s’est accompli et joué. Quant à l’insigne, il montre ce « à quoi » l’on a à chaque fois affaire. Les signes montrent toujours primairement ce « dans quoi » l’on vit, ce auprès de quoi la préoccupation [Besorgen] séjourne et de quoi il retourne alors avec lui.
[...]
L’interprétation du signe qu’on vient d’exposer était simplement destinée à offrir un point d’appui phénoménal à la caractérisation du renvoi. La relation entre signe et renvoi est triple : 1. Le montrer, en tant que concrétion possible du pour-quoi d’une utilité, est fondé dans la structure d’outil [Zeug] en général, dans le pour... comme tel (le renvoi). 2. Le montrer du signe appartient, en tant que caractère d’outil [Zeug] d’un étant à-portée-de-la-main, à une totalité d’outils, à un complexe de renvois. 3. Le signe n’est pas seulement à-portée-de-la-main avec tel autre outil [Zeug], mais, dans son être-à-portée-de-la-main propre, c’est le monde ambiant qui devient à chaque fois expressément accessible pour la circon-spection. Le signe est un étant ontiquement à-portée-de-la-main qui, en tant que cet outil [Zeug] déterminé, fonctionne en même temps comme quelque chose qui indique la structure ontologique de l’être-à-portée-de-la-main, de la totalité de renvois et de la mondanéité [Weltlichkeit]. C’est là que s’enracine le privilège de cet [83] à-portée-de-la-main à l’intérieur du monde ambiant tel que le Dasein s’en préoccupe avec circon-spection. Mais du même coup, le renvoi, s’il doit devenir ontologiquement le fondement du signe, ne peut lui-même être conçu comme signe. Le renvoi n’est pas la déterminité [Bestimmtheit] ontique d’un à-portée-de-la-main, alors qu’il constitue pourtant l’être-à-portée-de-la-main en tant que tel. En quel sens le renvoi est-il alors la « présupposition » ontologique de l’à-portée-de-la-main, et dans quelle mesure, en tant que ce fondement ontologique, est-il en même temps un constituant de la mondanéité [Weltlichkeit] en général ? [EtreTemps17, VOIR TOUT LE PARAGRAPHE]

Submitted on 18.03.2006 11:49
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