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angoisse

Definition:
Cet advenir est possible ; il n’est réel aussi — bien qu’assez rarement — que par instants, dans la disposition fondamentale de l’angoisse. Par cette angoisse, nous n’entendons pas l’anxiété assez fréquente venant, au fond, d’une complexion craintive qui n’est que trop prête à se manifester. L’angoisse diffère fondamentalement de la crainte. C’est toujours devant tel ou tel étant déterminé qui, sous tel ou tel aspect déterminé, nous menace, que nous éprouvons de la crainte. La crainte devant… craint à chaque fois aussi pour quelque chose de déterminé. Parce que le propre de la crainte est ce caractère limité de son devant-quoi et de son pour-quoi, celui qui craint, le craintif, est retenu par ce qui l’affecte. Dans l’effort pour se préserver là devant — devant ce quelque chose de déterminé — il perd toute assurance par rapport à autre chose ; en somme il "perd la tête". QQMETA: L’élaboration de la question

L’angoisse ne donne plus lieu à un tel désarroi. Bien plutôt, elle répand un calme singulier. Sans doute l’angoisse est-elle toujours angoisse devant…, mais non devant ceci ou cela. L’angoisse devant… est toujours angoisse pour…, mais non pour ceci ou cela. Le caractère indéterminé de ce devant quoi et pour quoi nous nous angoissons n’est pas toutefois un simple manque de détermination, mais bien l’impossibilité essentiale de recevoir une détermination quelconque. Elle se fait jour dans une interprétation connue. QQMETA: L’élaboration de la question

La seule réponse d’abord essentielle pour notre projet est acquise déjà, lorsque nous prenons garde à ceci que la question portant sur le rien reste réellement posée. Il nous faut, à cet effet, de nouveau accomplir le passage de l’homme à son être "là" que toute angoisse fait advenir en nous, afin de nous assurer du rien qui s’y déclare, en la manière selon laquelle il se déclare. D’où découle aussitôt l’exigence d’écarter expressément les caractérisations du rien qui ne seraient pas issues de l’épreuve en quoi il nous aborde. QQMETA: La réponse à la question

C’est maintenant seulement que doit enfin s’introduire une réflexion trop longtemps différée. Si l’être-là ne peut se rapporter à de l’étant, et ainsi exister, qu’en se tenant instant dans le rien, et si le rien originellement ne devient manifeste que dans l’angoisse, ne nous faut-il pas, dès lors, être constamment en suspens dans cette angoisse, pour pouvoir simplement exister ? Mais n’avons-nous pas nous-mêmes reconnu que cette angoisse originelle est rare ? Avant toute chose nous tous existons bien pourtant et nous rapportons à de l’étant, celui que nous ne sommes pas et celui que nous sommes nous-mêmes — sans cette angoisse. Celle-ci n’est-elle pas une invention arbitraire et le rien qu’on lui attribue une exagération ? QQMETA: La réponse à la question

Pourtant, que veulent dire ces mots : cette angoisse originelle n’advient qu’en de rares instants ? Rien d’autre que ceci : le rien nous est d’abord et le plus souvent masqué en ce qu’il a d’originel. Mais comment l’est-il donc ? Du fait qu’en un mode déterminé nous sommes totalement répandus dans l’étant. Plus nous nous tournons vers l’étant dans nos activités fébriles, moins nous le laissons dériver comme tel, et plus nous nous détournons du rien. Mais d’autant plus sûrement nous nous pressons nous-mêmes à la surface publique de l’être-là. QQMETA: La réponse à la question

Ces possibilités du comportement néantissant — forces en lesquelles l’être-là porte son destin d’être jeté, sans pourtant s’en rendre maître — ne sont pas des espèces du nier simple. Mais cela n’empêche qu’elles s’expriment dans le non et dans la négation. En cela se trahit certes d’autant le vide et l’étendue de la négation. L’imprégnation de l’être-là par le comportement néantissant atteste la manifestation constante et sans doute obscurcie du rien, que seule l’angoisse originellement dévoile. D’où vient que cette angoisse originelle est le plus souvent réprimée dans l’être-là. L’angoisse est là. Elle sommeille seulement. Son souffle constamment tressaille à travers l’être-là. Au plus faible, à travers l’être-là "anxieux", et imperceptible pour les "oui, oui", et les "non, non" de l’affairé ; au plus proche à travers l’être-là rendu maître de soi ; au plus sûr, à travers celui qui se risque quant au fond. Mais cela n’advient qu’à partir de ce en vue de quoi il se prodigue, pour ainsi préserver l’ultime grandeur de l’être-là. QQMETA: La réponse à la question


Submitted on 23.01.2007 19:21
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